Le Chili, nos premières impressions

La nourriture
Ils ont de la viande d’excellente qualité, il faut dire qu’il y a de la place pour les faire paître. On a découvert le merquén, épice à base de piment fumé très parfumée et excellente (d’origine Mapuche) et depuis on ne s’en lasse pas. Malgré ces points positifs, les chiliens mangent plutôt mal. Trop gras, trop sucré et pas varié du tout ! En général et à quasiment tous les repas, ils mangent du pain avec du fromage et du jambon (de mauvaise qualité). Le tout est allègrement arrosé de boisson sucré et/ou énergisantes. On galère un peu à trouver des fruits et légumes variés mais on arrive quand même à avoir une alimentation équilibrée.

Les paysages
La première partie du voyage n’a pas été très intéressante. Ensuite on a rejoint la côte Pacifique et on a eu droit à un magnifique horizon. En retournant dans les terres on a traversé de vastes étendues de champs et de forêts d’eucalyptus. En arrière-plan, on commençait à distinguer la cordillère des Andes et les volcans. Finalement, on arrive dans les régions des Fleuves et des Lacs qui sont splendides. On se rapproche du relief et des volcans. Les bémols dans tous ces paysages sont les barbelés omniprésents qui nous empêchent d’y accéder ainsi que les trop nombreux déchets le long des routes. Presque tout est privatisé, même les bords de lacs. On se rabat souvent sur les arrêts de bus pour les pause de midi.

Les villes
Quasiment toutes les villes ont leur place centrale (Plaza de Armas) et on trouve énormément de jeux pour enfants en plus ou moins bon état. Il y a énormément de petits commerces dans tous les quartiers. Les villes et villages ont une organisation des rue assez stricte en quadrillage. On retrouve toujours les mêmes noms de rues. D’ailleurs, les gens indiquent les directions en comptant les pâtés de maisons (quadras). En règle générale et malgré la situation politique actuelle, les villes sont très calmes avec toutefois un bémol pour les chiens qui nous aboient ou nous coursent.

Le climat
La météo et la température sont très changeantes. On passe facilement du grand beau au froid pluvieux. Il faut dire que le vent omniprésent joue un rôle prépondérant à ces changements climatiques. L’avantage c’est que dès que le soleil apparait la température monte. Il chauffe très vite et très fort.

Les gens
Les chiliens sont très gentils et accessibles même si souvent réservés voir silencieux. Parfois ils sont même trop envahissant mais c’est malgré eux, ils veulent trop bien faire. Ils sont souvent très curieux de savoir d’où on vient et veulent toujours nous indiquer la route à suivre pour la suite. Nos hôtes nous font tous une confiance aveugle et nous laissent toujours la maison à disposition en leur absence. Par contre, ils n’ont pas la même notion de la ponctualité que les suisses.

Les routes
Elles ne sont pas toujours en bon état mais en règle générale elles sont relativement bonnes et la plupart nous offrent un bas côté qui nous permet de circuler en marge des véhicules à moteur. Le revêtement est moins roulant que nos routes et le sol est très dur (à 5m de la route en sent les vibrations des camions). On se retrouve souvent sur d’interminables lignes droites (jusqu’à 15km). La plupart des routes secondaires ne sont pas goudronnées mais revêtues de terre et galets (ripio). On les évite un maximum parce que c’est très difficile d’avancer sur ces axes avec le chargement et la remorque. Les chiliens respectent bien les cyclistes en conservant des distances de dépassement confortables (sauf les bus). On a du parfois rouler sur la Ruta 5 (autoroute), parfois il y a une route de service qui nous sépare du trafic et sinon la bande d’arrêt d’urgence est suffisamment large pour qu’on soit en marge du danger.

Les maisons
L’architecture est plutôt simple et conviviale. Ils ont de grandes ouvertures trop souvent bouchées par des rideaux. La télévision est toujours allumée, même si personne ne la regarde. Elles ne sont quasiment jamais isolées et les fenêtres ferment mal. Il y a un un chauffage à bois dans la pièce centrale (rarement à pellets). Par conséquent, les lits sont surchargés de grosses couvertures (jusqu’à 4 ou 5). On a presque toujours eu de l’eau chaude mais souvent la température fluctue beaucoup. Les finitions intérieures sont presque inexistantes et les travaux sont souvent terminés par des bricolages mal exécutés. En contre-partie, la télévision est toujours très grande et récente et les connexions internet omniprésentes. Les extérieurs ne sont que rarement exploités et s’apparentent le plus souvent à des décharges. On suppose qu’ils ne savent pas quoi faire de leur déchets encombrants.

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