Journal de bord – 28.11 au 09.12

Jeudi 28 et vendredi 29 novembre : Villa La Angostura (pause)
On a assez bien dormi tous les trois après le passage du col très éprouvant. Au réveil, Carine s’empresse d’aller nous acheter du pain et des croissants pour le petit-déjeuner. Repus, on va en ville faire un peu de shopping. Il pleut et il fait froid, on cherche des couches étanches et chaudes ainsi qu’un petit haut-parleur portable. Le repas de midi est constitué d’un hot-dog et un hamburger. Il est vite avalé et on enchaine avec les courses, on veut profiter de la cuisine et économiser un peu. Il est l’heure de rentrer pour la sieste de Faustine, nous on en profiter pour travailler. Après-midi on va à la rencontre de Mariano (contact de warmshower qui n’avait pas de place pour nous). Autour d’un café agrémenté de petites douceurs, ils nous donne pas mal de conseils pour la suite et nous on lui parle de notre voyage. Il finit par nous conseiller un bar sympa, on y va pour boire quelques bières. On adopte le bar, c’est même ici qu’on mangera ! La patronne (Sylvie !) est super sympa et il y a pas mal d’enfants. C’est certainement notre bar préféré de tout le voyage, chaleureux et alternatif avec de la bonne bière et des gens adorables. Le lendemain et après un petit-déjeuner en chambre on sort se promener en ville. Le repas de midi se prendra dans l’appartement avant de ressortir pour enfin faire les achats. On a finalement trouvé des chaussures plus chaudes pour Faustine et un petit haut-parleur. Le soir on mange dans un restaurant assez sympa en dégustant une nouvelle bière (Patagonia). Faustine et Paride sont un peu malades, tout le monde se couche relativement tôt.

Samedi 30 novembre : Villa La Angostura – camping Don Horacio (33 km)
Le parcours est splendide ! On a droit à un magnifique ciel bleu, un peu froid mais le soleil nous fait beaucoup de bien. Carine propose de manger près d’une petite rivière pour fêter les 3’000 km ! Le camping est incroyable, le plus beau jusqu’à présent ! Il est situé au bord du lac Nahuel Huapi et en plein coeur d’une réserve naturelle. Il n’y a pas grand monde et les propriétaires sont très sympas. Pas de connexion internet, pas d’électricité et l’eau chaude est limitée dans les horaires. On craint un peu la nuit, ils annoncent 1° ! Paride prépare la tente avec un maximum de couches chaudes. Pour manger, on peut s’installer dans un espace fermé et chauffé au feu de bois. On y cuisine une petite soupe avant de se couche tôt (22h).Au milieu de la nuit, en allant aux toilettes, on a pu admirer un ciel étoilé sans aucune pollution lumineuse, incroyable ! Heureusement, la nuit n’a pas été si froide, tout le monde a assez bien dormi malgré le rhume de Faustine et Paride.

Dimanche 1er décembre : camping Don Horacio – Dina Huapi (39 km)
On plie la tente et les affaires tranquillement ; le départ est tardif et l’étape courte. Les paysages sont toujours autant splendides et le beau temps toujours au rendez-vous. On rencontre deux groupes de cyclo-voyageurs, trois Français d’abord suivis d’un couple d’Uruguayen. La fin du parcours est moins intéressante et Paride est de plus en plus faible. On traverse une zone désertique mais on finira par retrouver le lac. Arrivés à Dina Huapi, il y a beaucoup d’animations et un concert sur la place. Après avoir pris une grande chambre dans un chouette hôtel, on file profiter du soleil et de la fête. A l’heure du repas, on part à la recherche d’un petit restaurant et on trouve notre bonheur. Un endroit bien sympa avec une douzaine d’empanadas et deux bonnes grosses bières chacun. Il est l’heure de rentrer se coucher, Paride passe une mauvaise nuit à cause du rhume.

Lundi 2 au vendredi 6 décembre : Dina Huapi – San Carlo De Bariloche (23 km)
Avant de partir, on profite d’un super petit-déjeuner ultra complet à l’hôtel, c’est la fête ! L’étape du jour est tranquille et courte sur le papier. Dans la réalité, Paride n’a pas de souffle (rhume toujours) et la circulation est assez pénible. En arrivant à Bariloche et on s’arrête sur la place du centre ville pour profiter des balançoires et manger dans le pré. Notre hébergeur pour ces prochains jours est Miguel, un fanatique de vélos à la retraite ! Il a un atelier où il répare de vieux vélos et fabrique des répliques de modèles introuvables. Il est en train de monter un musée pour y exposer sa collection. En parallèle, il fabrique ses propres cadres qu’il revend. Notre logement est attenant à l’atelier et encombré de sa passion. Sept vélos nous tiennent compagnie dans ce petit espace depuis qu’il en a sorti quelques-uns … On a un espace à vivre avec un canapé-lit, une salle de bain avec de l’eau chaude et une cuisine aménagée. Mardi, tout le monde a très bien dormi ! Paride va de mieux en mieux. On va au supermarché faire des courses pour le repas, à midi ça sera petite salade et pâtes. Faustine file se coucher, les parents restent dehors au soleil pour travailler un peu. L’après-midi toute la famille va faire les touristes en ville et manger une fondue ! On a du y ajouter du poivre et du vin blanc. Après ça elle était potable. Pour le pain de mauvaise qualité on n’a rien pu faire 😄.

Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit-déjeuner, on descend voir le lac et profiter du soleil. Aujourd’hui il fait chaud et il n’y a plus de vent. C’est très agréable d’être en manches courtes et d’avoir chaud ! Après le repas et la sieste, direction la ville pour faire un peu de shopping et profiter d’un petit bar sympa repéré la veille. Il y a un super coin enfant et Faustine s’y éclate. Jeudi, aujourd’hui c’est randonnée, y a pas que le vélo dans la vie ! Ascension facile avec le téléphérique sur le Cerro Otto et on prend un petit thé dans le restaurant tournant. Lassés des touristes et l’appel de la montagne aidant, on part se balader sur le petit sommet d’en face. Faustine s’endort dans le sac à dos et nous on profite de cette splendide forêt, de la vue imprenable sur le lac à l’arrière ainsi que de cette balade en amoureux, quasi seuls !

Le soir on va en ville acheter les pneus pour Touftouf et des chambres à air. Ensuite on devait se faire un bon restaurant mais la mauvaise organisation du vendeur en décide autrement. Le repas se fera dans un restaurant bruyant et pas terrible. Vendredi, Paride n’est pas très en forme et reste au lit une bonne partie de la matinée. Carine va faire des courses pour le repas avec Faustine et on ne fait rien de spécial, c’est bien aussi des fois. Après la sieste de Faustine on retourne en ville pour acheter les billets de ferry, manger une glace (Faustine) et boire une bière. Le soir on se rattrape du restaurant de la veille avec deux bons plats de viande. Dommage pour Paride le cerf n’a pas beaucoup de goût. Heureusement pour nous, le Malbec était très bon.

Samedi 7 décembre : San Carlo De Bariloche – Llao Llao (19 km)
Trajet court, facile avec un peu trop de circulation mais rien d’extraordinaire. On est arrivés assez tôt et du coup la pause se fait à l’arrivée, seuls et au bord du lac. Carine aimerait faire du camping sauvage. Une petite nuit avant le ferry nous attend, ça serait dommage de payer pour dormir peu. Un passant nous aborde et se propose de nous faire dormir dans son jardin, on est censés l’attendre vers l’église mais il ne reviendra jamais. Paride part en exploration à vélo sans sacoches et a l’impression d’avoir un vélo électrique. Il ne trouve rien alors qu’il a discuté avec pas mal de personnes en chemin. On décide dans un premier temps de planter la tente dans le parking de l’église mais après avoir regardé une carte, on essaie d’aller voir l’entrée du parc municipal. Il n’y a personne, c’est tranquille et on peut se cacher un peu (camping interdit). D’après un chauffeur de bus, on ne risque pas grand chose.

Dimanche 8 décembre : Llao Llao – Peulla (25 km)
On se lève de bonne humeur malgré le réveil matinal (7h du matin). Direction le port pour embarquer tout notre bordel dans le bateau. La traversée est super belle, on est bien installés et on profite des paysages magnifiques. Arrivés au premier port, on prend les vélos et la remorque vide (sauf Faustine) pour avaler les quelques kilomètres qui nous séparent du lac suivant. Nouveau ferry, paysages splendides, formalités douanières et on remonte tout notre bordel sur les vélos. C’est parti pour la montée tant redoutées. Elle est très difficile mais la bonne humeur persiste. On passe la frontière (et le col) avant d’attaquer la descente tant redoutées (revêtement très mauvais). Elle est très difficile mais la bonne humeur persiste toujours ! Arrivés en bas, on peine à trouver un endroit pour faire la pause à cause des taons omniprésents. Pour finir un bord de rivière bucolique s’offre à nous. On repart de plus belle sur la piste qu’on ne redoutait pas. Elle est très difficile et la bonne humeur disparait fatalement. A bout de forces après avoir beaucoup poussé les vélos à plat, on s’arrête pour planter la tente dans un champ avec l’accord du propriétaire. Enfin du répit, on pue et on est sales mais enfin heureux à nouveau. Le champ est entourés de montagnes et on ne compte plus les cascades qui nous entourent. C’est très calme hormis quelques bus de touristes qui passent en nous saluant. Il n’a pas l’air de faire trop froid mais on se rend compte que ça va être une nuit humide. Stupides et fainéants, on ne pense pas à mettre le tapis de sol ! La nuit a été assez bonne et, comme prévu, le soleil réchauffe la tente dès les premiers rayons. On prend notre petit déjeuner tranquillement avant d’aller faire le plein d’eau à la rivière.

Lundi 9 décembre : Peulla – Ensanada (22 km)
On commence la journée comme on l’a terminée la veille : du ripio ! C’est court mais c’est long et on se rend compte qu’on a dormi à 500 m du camping ! Arrivés au poste de douane et après avoir rempli les formalités douanières, on enregistre nos vélos et on se fait inviter par la douanière chez elle à Puerto Montt. En attendant le ferry, on va manger au restaurant un peu trop classe pour des voyageurs sales et malodorants. Le trajet en bateau est très beau et le débarquement un peu mois. Abandonnés par tout l’équipage, Paride doit décharger tout seul les vélos et Touftouf pendant que Carine gère les bagages et la petite sur le quai. Le départ du port se fait dans du ripio à cause des travaux. Quasi arrivés à la fin des travaux, Paride perce son pneu arrière ! On dépose toutes les sacoches, décroche Touftouf avant de pouvoir changer la chambre à air. La suite se fait sur un bon revêtement et on accélère un peu la cadence car il est tard. Arrivés à destination, on saute dans le premier magasin acheter des empanadas avant de continuer vers les premiers logements. La cabañas est super bien, relativement grande, avec suffisamment de lits (trop même) et une table. L’eau est chaude et le tout très propre, nous y-compris. Il y a de la place dehors pour les vélos, une petite terrasse qu’on n’exploitera pas et on est a proximité du lac avec une splendide vue sur le volcan Osorno.


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