Journal de bord – n°11

Du 21 février au 29 février 2020 – de San Martin de los Andes à Monte Hermoso

Vendredi 21 & samedi 22 février : San Martin de los Andes pause

Joyeux anniversaire ! Deux ans aujourd’hui et 5 mois sur la route !! Une grosse surprise attend Faustine plus tard, grand-papa nous rejoint !! En attendant, on fait un saut chez le coiffeur pour se faire beaux et on reste enfermés dans la cabañas. Dehors il y a énormément de vent, des rafales à près de 80 km/h. Quel bonheur de ne pas rouler par ces conditions ! Faustine reconnait grand-papa tout de suite dès son arrivée. On a prévu un petit festin pour la soirée : une douzaine d’empanadas et un bon gâteau au citron avec deux belles bougies. En bons valaisans, on avait commencé par un petit apéro-bière avant d’attaque la bouteille de vin bien entendu !

Samedi, on profite de cette journée de halte pour visiter avec grand-papa San Martin de los Andes et faire une jolie balade vers le mirador Bandurrias. Quelques petits achats, un apéro et un repas gras complèteront notre journée de touristes. Dès demain, on attaque la longue traversée vers l’océan Atlantique en voiture grâce à grand-papa Alain. Il a loué une voiture et on y imbriquera Simone, et Trevor et Touftouf.

Dimanche 23 février : San Martin de los Andes – camping Laguna Verde (80 km en voiture)

Aujourd’hui, on prend notre revanche sur la seule étape abandonnée. Un long trajet dans du ripio qu’on a en partie fait. On se rend compte qu’on a bien fait de rebrousser chemin, la suite était encore plus difficile. Arrivés dans le camping, on s’installe tranquillement et Alain teste pour la première fois sa nouvelle tente. On fête ça avec un « asado », un beau morceau de boeuf cuit lentement sur les braises et on ouvrira une bonne bouteille de Malbec. On nous a prêté une grille, certainement la plus vieille du camping. Elle nous fait rire tellement elle est en mauvais état et rouillée. C’est la dernière fois qu’on dormira sous tente en ayant un peu froid, concernant la pluie au réveil on n’est pas surs 😉

Lundi 24 février : camping Laguna Verde – Zapala (255 km en voiture)

On reprend la direction de Junin de los Andes pour retrouver le goudron. Après avoir mangé près de la place centrale (et des éternelles balançoires) on part avaler des kilomètres. Les trajets sont assez long et désertiques mais tout sauf ennuyeux. C’est spectaculaire et on est très heureux d’avaler les kilomètres rapidement et au frais ! Merci encore Alain !! Arrivés à Zapala, on se trouve un petit appartement pour la nuit et on sort manger. La chance est avec nous on tombe sur un petit restaurant très soigné et on se régale. C’est grand-papa qui nous l’a trouvé grâce à « Ok Google ».

Mardi 25 février : Zapala – camping balneario Fortin Lagunita (269 km en voiture)

Aujourd’hui on traverse un désert très monotone et répétitif. Le trajet est une formalité et moins intéressant que la veille. On arrive dans un chouette et gigantesque camping près d’une rivière. Il est quasiment désert et on nous dit que le week-end passé il y avait plus de 2’000 personnes ! En chemin, on s’arrête dans un joli camping municipal pour la pause de midi, on est au bord d’une rivière et on prend notre temps. Faustine profitera pour se baigner toute nue. Ce soir c’est Carine et Paride qui régalent, on prépare ensemble un bon plat de pâtes avec du lard, des oignons grillés et une bonne sauce tomate. Le plat est décrété délicieux à l’unanimité ! On se couche pas trop tard et sans trop se couvrir, quel bonheur de dormir sans doudoune !

Mercredi 26 février : camping balneario Fortin Lagunita – camping la Adela (292 km en voiture)

Aujourd’hui on part assez tard du camping. A peine arrivés en ville, Alain donne un bon coup de frein au feu rouge et la femme qui nous suit freine moins fort. Par chance il n’y a pas beaucoup de dégâts. On va voir leur agent d’assurance pour régler le cas et il leur signale qu’il n’ont pas payé les deux dernières factures. On est quand même assez confiants, ils ont l’air honnête et après avoir réglé les formalités on peut reprendre la route. Une longue et belle ligne droite nous attend. On est très très contents de pas la faire à vélo, elle mesure 140 km et, à part 4 ou 5 arbres, il n’y a strictement rien. Ah oui j’oubliais, en plus des arbres, il y a un spot wi-fi gratuit en plein milieu ! On arrive dans un petit camping au bord de la rivière, assez succinct mais il fera l’affaire pour la nuit. A peine installés, on part prendre l’apéro en ville. Quasiment tout est fermé, on se dirige vers le seul bar-restaurant ouvert. Par chance c’est une belle découverte et on y mangera également.

Jeudi 27 au samedi 29 février : camping la Adela – Monte Hermoso (274 km en voiture)

Le parcours du jours n’est pas très intéressant. On est tous impatients de rejoindre l’océan qui tarde à montrer le bout de son nez. A peine arrivés à Monte Hermoso, on file voir la plage. C’est splendide et Faustine est aux anges. Ensuite on reprend la voiture pour trouver un joli petit logement pour notre séjour balnéaire. Pour bien fêter notre arrivée, on part manger dans un petit restaurant du bord de mer qui nous permettra de contempler les énormes vagues qui s’écrasent sur la plage en mangeant nos fruits de mer.

Vendredi matin, Faustine passe du bon temps avec grand-papa pendant que maman et papa partent pour un footing au bord de l’océan. Après la sieste, tout le monde part à la plage sauf Paride qui essaie de remonter les vélos. On les avait démonté pour les caser dans la voiture et la nouvelle pompe refuse de gonfler les pneus de Touftouf. La baignade et le gonflage terminés, il est l’heure de prendre l’apéro sur notre belle terrasse. Ce soir on retourne en ville pour manger. Ce coup-ci on tombe sur un très chouette restaurant et on se régale devant nos bons plats de viande.

Samedi, grand-papa était censé repartir vers la Patagonie. Il fait très beau, très chaud et il n’en faut pas plus pour lui faire changer d’avis. Il embarque Faustine sur la plage pendant que nous planifions la suite des étapes. Après un sain repas (oui, ça nous arrive), on part tous profiter du beau temps et de la plage. La fin de la journée est consacrée aux préparatifs pour les départs du lendemain, Alain vers le Sud en voiture et nous vers l’Ouest à vélo.

Après la Patagonie, on voulait prendre la direction de Buenos Aires en faisant la côte Atlantique. La traversée était quasiment impossible à réaliser à vélo avec un enfant de deux ans. Les distances sont gigantesques et on aurait du faire trop d’étapes en autonomie totale. Du coup, on avait plusieurs possibilités qui s’offraient à nous. La première aurait été de la faire en bus et envoyer les vélos par une entreprise de transport, ça aurait été possible mais assez compliqué à organiser. La deuxième aurait été de prendre un avion mais il aurait fallu trouver des cartons pour emballer les vélos comme on l’a fait pour rejoindre Santiago. On aurait aussi pu louer, seuls, une voiture pour traverser mais il aurait fallu trouver une compagnie qui veuille bien nous la louer avec des permis de conduire scannés (on ne pensait pas en avoir besoin). Quelle chance qu’Alain ait voulu venir nous rendre visite et qu’on ait pu s’organiser ensemble. Il nous a grandement facilité la tâche et on a passé une excellente semaine ensemble. On sait que tu nous lis, alors encore une fois on tient à te remercier chaleureusement de tout ce que tu as fait pour nous et avec nous !

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